Saison des Landes

17.00

Saison des Landes était seule depuis si longtemps, dans sa petite maison au cœur de son airial. Elle pensait qu’elle finirait ses jours ainsi, tranquille, en suivant les rites qu’elle s’était fixés. Dans la forêt, les chemins sont nombreux, se croisent, ou pas. Ils rassurent le promeneur dans sa propre solitude.

Le bonheur est-il là ? C’est ce que croyait Saison jusqu’à ce que la vie décide en décide autrement.

Un jour, une lettre de la gendarmerie arrive.

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Description

Saison des Landes

Une belle rencontre

Saison des Landes était seule depuis si longtemps, dans sa petite maison au cœur de son airial. Elle pensait qu’elle finirait ses jours ainsi, tranquille, en suivant les rites qu’elle s’était fixés. Dans la forêt, les chemins sont nombreux, se croisent, ou pas. Ils rassurent le promeneur dans sa propre solitude.

Le bonheur est-il là ? C’est ce que croyait Saison jusqu’à ce que la vie décide en décide autrement.

Un jour, une lettre de la gendarmerie arrive.

Marie-Anne BOUTET

Marie-Anne Boutet nous propose son premier roman.
Depuis 30 ans, elle habite une partie de l’année au cœur de la forêt landaise.
La forêt et l’auteure se sont apprivoisées.

Extrait

Elle vivait seule, perdue au fond des bois.

C’était une petite femme sèche, les cheveux gris en bataille tenus en chignon, le visage buriné par les vents et le soleil, laissant apparaître des yeux perçants d’un bleu délavé, une bouche serrée, le menton volontaire… Un visage dur, hautain qui n’invitait pas à la conversation… Aucune douceur apparente aussi bien dans ses gestes que dans ses paroles !

Qui était-elle ? Que faisait-elle ? D’où venait-elle ? Nul ne le savait.

…..

« Cette dame est ta tante. Tu le sais, je te l’ai dit. Elle est heureuse de venir te chercher. Tu vas aller à la campagne. Il y aura des vaches comme dans ton livre et tu pourras courir où tu voudras. Il y a beaucoup d’enfants…

…Tout ce qu’on dit à un petit : un mélange de mensonges dits si gentiment pour atténuer la peine que peut entraîner une situation ! Mensonges qui pansent les plaies.

— Pourquoi dites-vous cela ? Il n’y a pas de vaches où j’habite. Il n’y a que des bois, donc pas d’enfants. Que voulez-vous que je fasse de cette gamine ? Ma sœur ne m’a jamais écrit. Donc je ne savais pas qu’elle avait un enfant !

Elle se défendait par une agressivité orale devant cette nouvelle responsabilité. La petite s’était détachée des bras de la femme. Elle avait fait un pas au-devant de l’inconnue et avait avancé un doigt.

— Quand elle ne connaît pas, elle touche ou sent. C’est sa manière d’entrer en contact.

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